[Interview] Damien Della-Santa : « Le plus dur pour un coach ce n’est pas d’avoir des idées mais de les transmettre »

Depuis qu’il est adolescent, il a multiplié les expériences dans le football avant d’en vivre. Ses activités actuelles continuent d’être foisonnante : consultant pour l’entreprise Axel Conseil, rédacteur pour le magazine le Vestiaires mais aussi intervenant formations dans le cadre du Brevet de Moniteur de Football et du Brevet d’Entraineur de Football. Détenteur d’une expertise sur l’application des préférences motrices et cérébrales dans le football, il nous a présenté son parcours, son travail, son convictions mais aussi ses aspirations…

Aujourd’hui tu as une trentaine d’année et tu es entraineur de football, est-ce que tu pourrais présenter ton parcours pour en arriver là ?

J’ai commencé par arrêter de jouer très tôt, aux alentours de 19 ans. Dès l’âge de 14 ans j’ai commencé à être éducateur dans le club où je jouais. Par la suite, je me suis surinvesti dans cette fonction parce que je me voyais plus faire une carrière d’entraineur que de joueur, j’ai donc fait les choix en conséquence. J’ai dépanné partout où il y avait des places dans mon club. À 16 ans j’avais récupéré la catégorie U9, il y avait quand même 50 joueurs pour un gamin de 16 ans c’était un gros travail. J’avais 5 éducateurs à gérer avec moi, j’étais responsable du truc. Puis j’ai créé, dans le même club, la section féminine qui est allé jusqu’en deuxième division nationale. J’ai fait des remplacements dans toutes les catégories du club, j’ai entrainé les U15, les U17… À 20 ans, j’ai fait une transition de 4 mois avec l’équipe seniors, l’équipe première. Je me suis fait de manière empirique, puis j’ai découvert le haut niveau en parallèle en allant faire des stages au stade Malherbe de Caen où j’étais adjoint de l’équipe réserveet en u19 à Caen pendant 3 ans. Cela m’a permis de découvrir le fonctionnement du foot pro et j’ai passé mes diplômes en parallèle. Voilà comment je suis arrivé entraineur !  Je tiens à préciser que le club est l’AG (avant-garde ndlr) Caen. Ils sont aujourd’hui en N3 mais à l’époque ils étaient beaucoup plus bas.

Et désormais en quoi consiste tes activités ?

Mes activités actuelles font que je suis un entraineur sans club. Je cherche un projet dans lequel mon profil pourra être le plus utile possible c’est-à-dire que les attentes d’un club matcheront avec ce que je peux lui apporter. En parallèle, je suis dans la recherche à fond et je travaille pour une entreprise qui s’appelle Axel Football (une branche de Axel conseil ndlr). on propose des services aux clubs professionnels (joueurs, entraîneurs) mais aussi aux agents des joueurs sur les préférences motrices et cérébrales.

Damien Della-Santa signe son contrat avec Axel conseil

Quel est ton champ de compétences ?

En général ?

Oui en général

Globalement, j’ai un profil assez complet. Je pense que ma première force est mon bagage tactique. J’ai énormément travaillé dans l’analyse des matchs. Pour donner un exemple, il y a environ 4-5 ans…(hésite) je ne sais plus exactement… Mais j’avais du temps et je m’étais fixé comme challenge de télécharger un match par jour. J’ai fait 300 matchs dans l’année que j’ai analysé, disséqué pour observer les projets de jeu, les choix des entraineurs, les différentes tactiques… C’était bien parce que ces années-là il y avait des belles équipes… Marseille, Mourinho qui gagnait beaucoup avec Chelsea, Guardiola était encore au Bayern, Ancelotti était encore à Paris, il y avait encore Gourcuff, Gourvennec marchait bien à Guingamp… Il y avait des bons coachs qui étaient en place et donc j’ai passé beaucoup de temps à analyser tactiquement et j’ai développé aussi des « skills » (les compétences ndlr) au niveau de la vidéo étant donné que je travaillais sur ordinateur. Je pense que aujourd’hui, c’est mon premier domaine de compétence. Le deuxième gros point fort que j’ai, c’est sur l’impact des préférences motrices et cérébrales dans le foot. C’est le travail d’individualisation, travail technique, spécifique en fonction du profil, la communication avec les joueurs… À l’intérieur de ce travail je développe aussi deux programmes qui sont sur l’entrainement spécifique au poste et notamment les attaquants où j’ai passé beaucoup plus de temps que sur les autres postes et sur les coups de pieds arrêtés. De la même manière, j’analysais les coups de pieds arrêtés de Ligue des Champions et j’ai développé une méthodologie d’optimisation des coups de pieds arrêtés pour les clubs professionnels.

Tu as une expertise sur l’application des préférences motrices et cérébrales dans le football, en quoi cela t’aide-t-il à appréhender ton rôle d’entraineur ?  

Souvent le vrai problème dans le foot est de gérer un collectif quand tu es entraineur. Tu as un groupe de 20 joueurs tu n’en fais jouer que 11, il y en a au minimum 9 qui font la gueule, trois qui font un peu moins la gueule que les autres (rires) parce qu’ils sont sur le banc. Traditionnellement, le foot est un milieu où il y a beaucoup d’héritages et de traditions. On a la vision du collectif où tout le monde doit faire pareil. Or, si on prend la racine du mot collectif, ça ne veut pas dire « faire pareil » ou « faire comme » ça veut dire « faire avec ». Du coup, ça m’aide à avoir une lecture individualisée des joueurs. Comment je peux impliquer chacun en fonction de son profil et de ses besoins pour être au service du collectif, dans la vie de groupe, sur le plan de mon management, mais aussi sur le plan de l’optimisation technique. Mon intention de jeu est celle-là. J’essaie de trouver quel moyen, en tant qu’entraineur, je peux donner aux joueurs pour réaliser mon intention de projet de jeu. Je peux aussi individualiser par rapport à leurs préférences (au joueur ndlr). Cela me donne aussi une grille de lecture c’est-à-dire qu’il y a d’autres critères d’observations quand on observe nos joueurs ou nos adversaires.

Des méthodes d’entrainement pour un lendemain de match (source : Powerpoint-la périodisation tactique de Damien Della-Santa)

« Aujourd’hui un but en Ligue des Champions rapporte au club plusieurs millions d’euros. »

On vient justement de parler de l’aspect motriciel. Pour toi, à quel point est-ce important de comprendre le fonctionnement du corps dans le football actuel ?

Aujourd’hui, je dirai que c’est essentiel dès lors qu’on recherche à optimiser la performance globale ! Il y a des gens qui ont gagné et qui gagnent sans l’utiliser, ce qui veut bien dire qu’on peut gagner sans l’utiliser. Cependant, je pense que c’est essentiel d’optimiser l’expression du joueur par rapport à son potentiel, c’est-à-dire en tirer le maximum. Si on tire le maximum de chacun des joueurs et que notre groupe vit bien parce qu’on s’intéresse aux interactions, on s’approche de l’optimisation de la performance potentielle. C’est notre boulot d’entraineur de tirer le meilleur de notre groupe. Aujourd’hui pour un club lambda de Ligue 1, Ligue 2, même en-dessous, cela permet d’utiliser tout le potentiel à disposition. Il y a aussi un rôle important à jouer pour certains joueurs blessés à répétitions. On constate qu’il ne s’entraine pas forcément de la manière qui leur convient, ce qui les fragilisent. Pour les plus gros clubs qui jouent au niveau européen, qui sont dans le détail constant, on passe à côté d’énormes choses ! Il est possible d’optimiser certaines actions, les coups de pieds arrêtés… Aujourd’hui un but en Ligue des Champions rapporte au club plusieurs millions d’euros. Une action convertie apporte un énorme plus au club.

Damien Della-Santa aidant l’équipe de Chambly en 2017 au niveau motriciel et psychologique

Pense-tu que la création de nouveaux gestes est encore possible ? Si oui, ton travail pourrait-il en être à la genèse ?

Je ne suis pas sûr de comprendre la question ou volontairement je ne vais pas la comprendre. La vision que j’ai, dans le fonctionnement traditionnel des choses, est de faire répéter un joueur jusqu’à ce qu’il acquière un nouveau geste. On essaye de faire rentrer une technique dans un joueur. La vision de mon travail est l’inverse. Je pars du joueur et je lui fais fabriquer la réponse technique qui lui convient. Des recherches montrent qu’on ne fait jamais exactement deux fois le même geste. Mon travail, le travail de tout joueur de foot, est de fabriquer la réponse motrice adaptée au contexte. Même sur un penalty ce n’est jamais identique, le ballon peut être plus ou moins gonflé, l’air plus ou moins haut, il peut avoir plu ou pas… Ce n’est jamais identique. Mon travail est d’optimiser le potentiel de chaque joueur afin qu’il fabrique le maximum de réponse motrice possible et ainsi être le plus performant possible. On peut donc créer un nouveau geste en sachant que pour moi tous les gestes sont uniques. Cependant, si c’est dans une démarche de freestyle, non je ne pense pas, mon travail ne permet pas de créer de nouvelles choses dans ce sens-là. En revanche mon travail permet au joueur de trouver les gestes qui lui convienne pour être efficace. 

Est-ce qu’à long terme tu souhaiterais devenir un entraineur professionnel ? Un peu comme des gens que tu mentionnais tout à l’heure, Ancelotti, Gourvennec etc.

Je ne sais pas de quoi l’avenir est fait mais je pense qu’il faut être réaliste. Les gens dont on parle les Mourinho, les Guardiola, les Ancelotti sont dans une autre sphère. Aujourd’hui mon objectif dans le foot est plutôt de continuer à progresser, apprendre et d’atteindre mon niveau maximal, aller le plus loin possible. La situation que j’ai actuellement me convient très bien, je collabore avec des joueurs professionnels, des clubs professionnels, en France, en Premier League, c’est déjà du top niveau et je n’oublie pas d’où je viens. J’aime bien dire en rigolant que je viens des poussins C de l’AG Caen ! Ce que je vis là est déjà fantastique et mon objectif est d’aller le plus haut possible. Evidemment, si demain un staff professionnel me propose de bosser avec eux j’y réfléchirais, c’est attrayant.

Damien Della-Santa en 2014 avec les jeunes de l’AG Caen

Est-ce que tu as le sentiment de te positionner comme une sorte d’intellectuel du football au travers de tes analyses extrêmement poussées mais aussi d’un travail académique ?  

Je ne m’estime pas comme un intellectuel du football. En revanche, j’ai un trait de caractère qui fait que la légitimité des gens, leurs notoriétés, ne suffit pas toujours pour me convaincre. Généralement dans le football, ce qui est important ce n’est pas forcément ce qui est dit mais la personne qui le dit. Or, depuis toujours j’aime bien me faire mon propre avis donc, en effet, je fais des recherches. Mais je fais des recherches pour mes propres convictions. Là où je ne me considère pas être un intellectuel, bien que je fasse de la théorie, c’est que les recherches faites sont purement sur le terrain, ce sont des matchs du terrain. Je ne suis pas dans de la pratique scientifique experte mais dans du concret !

Il y a un aspect empirique important…

Oui, je suis très empirique. Même si je suis un théoricien, je suis un théoricien très empirique et très pragmatique et sur toutes les recherches que je fais je ne sors pas une thèse ! Je trouve des applicatifs concret sur le terrain qui font évoluer les choses. Je veux bien endosser l’étiquette de chercheur mais ce sont des choses concrètes alors que la science et la recherche, en général, sont plutôt sur des concepts, des idées, des théories. En tout cas, je me considère plus comme un « entraîneur intello » qu’un « intello entraîneur ».

Même quand j’ai travaillé sur les préférences motrices, je n’ai pas cru tout ce qu’on m’a dit. J’ai tout fait vérifier, j’ai tout déconstruit, j’ai travaillé avec presque 80 joueurs et avec 3 caméras. Je refaisais faire tous les gestes pour être sûr que ce que j’avais appris fonctionnait.  

Tu te concentres uniquement sur les attaquants, est-ce que tu n’as pas peur que ce travail se fasse au détriment d’une réflexion sur l’ensemble du système de jeu ? 

Mon travail consiste à être au service des clubs et des entraineurs. Je ne peux donc pas aller voir un coach de Premier League et lui dire « tu sais tactiquement tu devrais faire ça, il faudrait changer ça ». Je suis là pour entendre d’un côté la demande du coach et de l’autre côté donner les moyens aux joueurs de réaliser ce que demande le coach. Je suis donc presque obligé de travailler à l’échelle individuelle, ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas d’avis sur la question, mais je ne suis pas en position de dire au coach « il faut faire-ci, faire-ça ». Mon travail est de me dire « le coach veut faire ça, comment peut-on faire pour que ça marche ». Je me centre sur tous les détails qui peuvent faire gagner. Mon premier travail est d’aider les attaquants parce que les attaquants, pour moi, ont la plus grande marge de progression dans le foot. Presque à chaque match je me rends compte qu’il y a au minimum une action d’un attaquant qui aurait pu être beaucoup plus efficace si le joueur avait eu connaissance de ses préférences motrices et de son propre fonctionnement ! Je me dis donc que si à chaque match l’attaquant met une frappe cadrée en plus, cela peut grandement faire la différence. J’ai fait des recherches sur les buteurs des 5 grands championnats, le pourcentage de frappe cadrée oscille assez peu entre un joueur du niveau mondial et un joueur de ligue 1. Entre le haut et le bas du tableau d’un championnat il n’y a pas de changement. Ce qui change, c’est le nombre de frappe cadrée et plus l’attaquant cadre, plus il a de chance de marquer de but. Il faut lui donner l’occasion de se mettre en situation de frappe plus souvent, les occasions seront plus converties et plus d’occasions seront créée. Aujourd’hui, la marge de progression est énorme. J’ai aussi beaucoup travaillé sur les coups de pieds arrêtés, il y a des chiffres qui sont très éloquent… Le nombre de corners qui ne passe pas le premier poteau par exemple c’est un truc de dingue ! Quand on voit ce que font certains clubs, ils travaillent parfaitement bien et que l’on voit la différence entre les meilleurs clubs et les plus mauvais clubs. L’écart est parfois de plus de 10 points sur la saison, c’est énorme ! L’idée est de me centrer sur tout ce qui peut venir en annexe du coach et tous les détails qui peuvent faire gagner. Faire gagner du temps, faire gagner des points. Demain on pourra jouer sur l’optimisation des défenseurs, j’ai travaillé avec de nombreux gardiens de but sur les préférences motrices et là aussi je peux leur apporter des choses. L’idée est d’aider le club pour ce qu’ils n’ont pas forcément le temps de faire en staff, ou autre, et de leur amener des outils pour être plus performant.

Tu es l’auteur du livre : « Construisez votre projet de jeu », qu’est-ce que tu as voulu transmettre dans ce livre ?  

Le constat est venu quand j’ai passé mes formations d’entraineurs et quand je suis devenu formateur d’entraineur. Les formations d’entraineurs elles sont très bien, très riches et de mieux en mieux. Mais je trouve qu’on ne parle pas assez de foot. Le foot et le jeu n’occupe peut-être pas la place qu’il mérite. Mon idée a donc été de créé un guide à destination des entraineurs qui passent le BMF (brevet de moniteur de football ndlr) ou le BEF (brevet d’entraineur de football ndlr) en France et de se dire « ok, moi je suis entraineur, quelle question est-ce que je dois me poser pour devenir l’entraineur que je souhaite au niveau du jeu ? ». Aujourd’hui, on copie tous les Guardiola, les Mourinho, tout le monde joue comme le Barça sans avoir leurs joueurs… Mais, qu’est-ce moi j’ai envie d’être ?  Et au niveau tactique, quel critère faut-il prendre en compte pour avoir une vraie identité tactique et se poser les bonnes questions. Le guide essaye de présenter les grandes questions que l’on peut se poser et comment optimiser les forces en présences, tout en prenant en compte ses propres convictions, pour créer quelque chose de simple. Le plus dur pour un coach ce n’est pas d’avoir des idées mais de les transmettre. Pour les transmettre, il faut en avoir une idée suffisamment claire. Si on regarde une action qui vient de se passer, tout le monde a un avis sur l’action, donc quand un joueur vient de rater quelque chose le coach sait tout de suite ce que le joueur aurait dû faire. La vraie difficulté pour un coach est d’anticiper, être capable de transmettre pendant l’entrainement les bons gestes pour chaque situation. Le guide permet juste d’identifier toutes les situations qui se présentent, par une approche systémique, et de pouvoir construire son propre avis afin d’avoir un message simple et clair à transmettre aux joueurs. C’est un livre qui est très simple avec peu de texte, beaucoup de questions, d’exemples tirés des équipes qui étaient en quart de finale de la Ligue des Champions l’année où j’ai écrit le livre. L’idée est aussi de s’inspirer, avoir des exemples, se construire. Il vient en support et il y a d’ailleurs au moins trois régions en France qui l’utilise comme manuel au BEF (brevet d’entraineur de football ndlr).

Toujours dans le thème des livres tu as toi-même beaucoup lu pour améliorer ta compréhension du football, de quel type de lecture s’agit-il ? Est-ce que c’est plus large que juste des livres sur le foot ?

La question est seulement sur la compréhension du football ou sur le rôle d’entraineur en général ?

 « Le foot est une activité humaine, tu dois t’intéresser à l’homme. »

Plutôt sur la compréhension du football mais on peut l’élargir au rôle d’entraineur

Des livres sur la compréhension du football, à part les autobiographies ou les livres sur un entraineur où chacun donne sa vision, par exemple sur Ancelotti, Mourinho, Guardiola, Bielsa… Ou même des livres comportant des interviews de coachs ou encore celui qui a été sorti par Julien Gourbeyre, Les vérités de terrain. C’est toutes ces interviews et, je ne dis pas cela parce que je travaille pour eux, mais le magazine Vestiaire m’aide à progresser niveau football. Cependant, c’est ce que dit Manuel Sergio, le prof de philo qui a formé Mourinho « si tu veux être entraineur de foot et que tu ne t’intéresses qu’au foot tu n’as rien compris ! ». Le foot est une activité humaine, tu dois t’intéresser à l’homme. Il y a beaucoup de lectures qui m’ont inspiré, Les 7 habitudes de Covey par exemple qui n’a rien à voir avec le foot, mais qui m’ont bien plus aidé à devenir un entraineur et un leader que tous les autres livres.  

Qu’est-ce que tu conseillerais à une personne qui souhaite se lancer en tant qu’entraineur ?

Je lui dirais de beaucoup travailler (rires), d’aller voir ce qui se passe ailleurs, voyager si possible, poser de questions… Aujourd’hui, c’est la passion qui fait la différence parce que tout est disponible sur internet, tout est dans les livres, il y a des ressources exceptionnelles ! Mais certaines choses ne s’apprennent pas sur Internet. En tant qu’entraineur il faut savoir gérer les situations et je pense qu’une seule chose ne s’achète pas, c’est l’expérience. À la fois il faut faire, il faut mettre les mains dans le cambouis et très vite entrainer. Les autres points-clé sont les échanges mais aussi d’écouter les gens qui ont de l’expérience sans forcément prendre pour argent comptant ce qu’ils disent, mais déjà pour avoir un avis afin de grandir.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

Me souhaiter ? Que tout continue comme cela (rires). Aujourd’hui, je suis heureux, je vis de ma passion, je découvre le haut niveau alors que, comme je disais tout à l’heure avec humour, je viens des poussins C de l’AG Caen. Sinon… Peut-être continuer à aller travailler avec les plus grosses équipes, avec les plus grands joueurs ou éventuellement une aventure dans un staff, ce qui pourrait être une bonne expérience. Mais très honnêtement, que les choses continuent à se développer comme elle se développe et que je continue à prendre plaisir dans mon travail comme je le fais… C’est déjà beaucoup.

Merci à Damien Della-Santa d’avoir accepté de répondre à nos questions.

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